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"Humanity already possess the fundamental scientific, technical, and industrial know-how to solve the carbon and climate problems..."
Stephen Pacala and Robert Socolow

vendredi 6 juin 2014

Al Gore, je te tire mon chapeau en cette Journée Mondiale de l’Environnement

                                             Al Gore par OpenDemocraty, via Flickr CC

La Journée Mondiale de l’Environnement 2014 a été commémorée ça et là par les gouvernements, des institutions, des organisations de la société civile. C’est formidable de leur part, mais il y a des gens qui ont fait personnellement de la lutte en faveur de l’environnement leur quotidien. Ces derniers méritent d’être salués sincèrement pour leur engagement. Je tire mon chapeau, particulièrement pour un d’eux ; voici sont portrait.

Homme aux multiples casquettes
d’homme d’Etat, d’homme d’affaires et humanitaire, c’est d’Al Gore qu’il s’agit ; l’ancien Vice-président des Etats-Unis et prix Nobel de la paix.
Il a connu une vie aisée, puisque né d’un père Sénateur de l’Etat du Tenessee  durant deux décennies environ. Il était d’une classe sociale qui a certainement contribué à lui ouvrir les portes des meilleures écoles pour ses parcours scolaire et universitaire.

Couronné d’un « Bachelor of Art » (équivalent de la Licence) à la prestigieuse Université d’Harvard en 1969, Al Gore s’est engagé immédiatement  pour un parcours militaire bref, avec un séjour au Viet-Nam en 1071. Durant ce parcours, il a subi une formation en journalisme, ce qui l’a amené à devenir à la fin, un reporter au Tennessean.  Concomitamment à cette nouvelle fonction Al Gore suit des cours de droit. Dès 1976, il commence sa carrière politique dans le Parti Démocratique, qui le mène successivement aux fonctions de Député du Tennessee dans la Chambre des Représentants pendant quatre mandats successifs jusqu’en 1982, de Sénateur pendant deux mandats 1984 et 1990 et de Vice-président des Etats-Unis  du 20 janvier 1993  au 20 janvier 2001, pendant la présidence Bill Clinton.

Au cours de ses fonctions politiques, Al GORE a été très influent et très actif. A la maison blanche, il était toujours le mieux informé sur une situation et avait très peu d’hésitation lors des décisions. Après une tentative de briguer la magistrature suprême par la voix des urnes, échouée de justesse face à Georges W. BUSH en novembre 2000, Al GORE se penche désormais progressivement vers les affaires.
Il est cofondateur de plusieurs entreprises, Generation Investment Management LPP, un fonds d'investissements à long terme dans l'économie durable (en 2004), Current TV , une chaîne télévisée américaine qu’il crée le 1er août 2005 et destinée au public jeune et aux internautes, puis vendue à Al Jazeera Media en 2013. Il est membre du conseil d’administration du géant de l’électronique Apple et est aussi un important actionnaire et en même temps conseiller du moteur de recherche sur internet Google. Il est aussi un important associé à Kleiner Perkins Caufield & Byers, une société américaine de Capital risque.

Son parcours scolaire, ses expériences en politiques et dans les affaires, ne sont pas aussi extraordinaires, car cela peut arriver à plus d’un, issu ou pas d’une classe sociale similaire à la sienne. Ce qui m’inspire en lui c’est la casquette d’homme humanitaire, son engagement pour la cause de tous, c’est le protecteur de l’environnement.

Oser faire face aux grands industriels, aux hommes les plus puissants mais aussi plus grands destructeurs de l’environnement et de la santé, pour le bien être de tous, c’est le dernier des rêves d’un homme d’affaire. C’est la dernière des choses auxquelles on pourrait s’attendre d’un fils bercé dans la politique pour faire la politique. Cette personnalité s’est forgée peu à peu en Al Gore parallèlement à sa vie politique. Dès qu’il accédé à l’apogée de sa vie politique, on l’a observé dans ses actes, quand il s’est manifesté favorablement à la signature du Protocole de Kyoto à la convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques et en s’investissant activement pour la lutte contre les grandes compagnies de tabac. Il a œuvré aussi pour le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) dans les écoles et les bibliothèques et aussi pour la création d’un centre de recherche sur les NTIC.

Finalement, Al GORE s’est déchargé de toute ambition politique et se consacre à la défense de l’environnement contre les comportements humains qui engendrent le réchauffement climatique. Sa première action qui eu un impact d’envergure mondiale est son rôle d’acteur et d’orateur dans le film documentaire de Davis Guggenheim, An Inconvenient truth (en français, Une vérité qui dérange), sorti en 2006. Ce documentaire qui s’appuie en partie sur les recherches du Groupe Intergouvernemental d'Experts sur l'évolution du Climat (GIEC), une institution de l’ONU, a eu un succès planétaire. Il a reçu deux Oscars en 2007, celui du meilleur film documentaire et celui de la meilleure chanson originale. Cet engagement semble lui donner plus de reconnaissance, puis qu’en 2007, il devient co-récipiendaire avec le GIEC du prix Nobel de la paix  pour leurs efforts de collecte et de diffusion des connaissances sur les changements climatiques provoqués par l'Homme et pour avoir posé les fondements pour les mesures nécessaires à la lutte contre ces changements.

En plus de « Une vérité qui dérange » transcrit aussi en livre, Al GORE est l’auteur d’une liste assez vaste d’ouvrages à découvrir sur son site personnel, où il aborde à chaque fois une facette de la problématique environnementale et aussi des questions sociales et des NTIC. The Next Generation of Digital Books est un de ses ouvrages numérique et révolutionnaire dans la façon d’aborder la lecture électronique. Dans ce livre, il est possible d'interagir avec les informations lues, comme par exemple d'avoir accès à des vidéos illustrant le texte, d'avoir un commentaire audio pour chaque photographie, d'avoir la position du lieu sur une carte du monde ou d'autres informations. Son implication dans le développement des NTIC a valu à Al GORE d’être inscrit dans temple de la renommée d’Internet (en anglais Internet Hall of Fame), dans la catégorie des connecteurs globaux, qui récompense des personnes qui on fait des contributions significatives au développement et à l’avancement de Internet.
Al GORE est aussi un homme plein de compassion et de reconnaissance ; il poste régulièrement sur son site web personnel, ses condoléances et ses sentiments pour les grands leaders et visionnaires disparus. Notamment pour Nelson Mandela.

Aujourd’hui, Al GORE se consacre à sa fondation « The Alliance for Climate Protection », à laquelle il avait versé l’entièreté de la somme reçu pour le prix Nobel de la Paix en 2007. Il passe une grande partie du temps en tant que Président de son projet à but non lucratif : The Climate Reality Project, dévoué à résoudre la crise climatique. Il milite fortement en faveur de l’adoption par les politiques, lors de la Conférence de Paris sur le Climat en décembre 2015, d’une règlementation limitant  les émissions de carbone.
Par Julien DEMBELE, MSc.